Les passeurs de lectures du résau des bibliothèques ont désigné le prix du meilleur 1er roman de la rentrée littéraire 2013.
Sont arrivés ex aequo : Chambre 2 de Julie Bonnie et Dans la gueule du loup d' Olivier Bellamy
Une maternité. Chaque porte ouvre sur l'expérience singulière d'une femme tout juste accouchée. Sensible, vulnérable, Béatrice, qui travaille là, reçoit de plein fouet ces moments extrêmes.
Les chambres 2 et 4 ou encore 7 et 12 ravivent son passé de danseuse nue sillonnant les routes à la lumière des projecteurs et au son des violons. Ainsi réapparaissent Gabor, Paolo et d'autres encore, compagnons d'une vie à laquelle Béatrice a renoncé pour "devenir normale". Jusqu'à ce qu'elle ne puisse plus supporter la violence du quotidien de l'hôpital.
Portrait de Béatrice, de sa souffrance à se glisser dans la vie normale et ses contraintes professionnelles, le premier roman de Julie Bonnie est traversé par de beaux moments d'étrangeté. C'est un livre de deuils et de renaissances. Un hymne heurté, d'une grâcieuse simplicité, aux inadaptés, à ceux qui se relèvent difficilement d'avoir connu le malheur ou le bonheur, et qui doivent pourtant avancer. ».
En 1936, commence l'une des purges staliniennes les plus sanglantes de l'histoire bolchevique. C'est le moment que choisit Serge Prokofiev pour revenir en URSS et s'y installer avec sa famille. C'est le moment aussi où il écrit et compose Pierre et le Loup, son célèbre conte musical pour enfants. Le Mozart russe s'est jeté «dans la gueule du loup». Il n'en sortira plus jamais jusqu'à sa mort. Dans ce roman drôle et cruel, l'auteur imagine les circonstances et les conséquences tragiques de cette décision.
Quand la mégalomanie conduit un grand compositeur à sa perte, en signant un pacte faustien pour un surplus de gloire. Portrait ironique de Serge Prokofiev, génie odieux dévoré par sa passion, dans son rapport avec ses confères ou ses proches. En suivant son parcours de Paris à Moscou, des années trente aux années cinquante, nous découvrons au final un homme dont l'insensibilité ne répondait qu'à son constat lucide d'une humanité qu'il jugeait décevante.

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